LA PANDÉMIE DU BONHEUR

Artiste
Jean-Humbert Savoldelli
LA PANDÉMIE DU BONHEUR (2020) Acrylique sur toile
  • Dimensions : 120 x 150 x 2 cm
  • Encadrement : Non
  • Garantie :
    Certificat d'authenticité délivré par l'artiste
Vendue et livrée par
Jean-Humbert Savoldelli
3 000,00 €
Livraison : Une à deux semaines Remise en main propre : Cahors - FRANCE
Infos complémentaires
Epoque Contemporaine (1945-aujourd'hui)

Il suffit parfois d'un peu de couleur pour changer le monde...

Acrylique et sable sur toile. Sur certaine parties de l'arrière plan du sable a été mélangé avec de la colle vinylique et de la peinture acrylique afin de donner une texture particulière aux endroits où il a été appliqué sur la toile.

Vernis de qualité supérieure, les bords des la toile sont peints en noir pour les parties non colorées. Signature sur l'oeuvre ainsi qu'au dos.

Biographie artiste

J’ai suivi un Cours Supérieur de Peinture Décorative en 1995 qui m’a formé à la discipline du trompe-l’œil et des imitations de matières, marbres, bois etc… 

Dès 1996, j’ai mis en application les acquis de cette formation en peignant chez des particuliers ou dans des lieux publics toutes sortes de trompe-l’œil, fresques etc… J’ai entre autre peint une fresque dans les hôtels Méridien ROYAL MANSOUR de Casablanca et THE FISHERMAN’S COVE aux Seychelles. 

J’ai ensuite été tenté par la peinture sur toile, une liberté de peindre ce que je voulais plutôt que ce que l’on me commandait. Ma formation et mon expérience m’ont tout de suite dirigé vers le figuratif et l’hyper réalisme. Je peignais alors à l’huile et les lumières, ombres et ombres portées étaient mon lot quotidien. 

Si le succès d’estime était là, je me suis vite rendu compte que la peinture sur toile n’avait rien de commun avec le mur. Je n’avais plus de relation privilégiée avec mon commanditaire qui me permettait d’échanger et de mettre en commun le fruit de nos réflexions afin de les projeter sur le mur. Seul face à la toile, je n’apportais au spectateur qu’un produit fini ne laissant aucune place à la rêverie ou à une interprétation de ce que j’avais peint, la « messe était dite… » 

En 2013 un peu lassé, je prends du recul avec ma peinture, et j’essaie de sortir de l’espace rigide dans lequel m’a confiné l’art du trompe-l’œil en espérant m’évader : mon rêve, peindre à l’intuition, voir la toile évoluer au fur et à mesure sans savoir où je vais, peindre quelque chose de joli, d’élégant, de poétique qui laisse au spectateur une place pour se projeter, pour entrer dans la toile et se l’approprier. 

Quelques années plus tard, j’ai entendu Soulage dire : « la différence entre un artisan et un artiste, c’est que l’artisan sait où il va ». Cette phrase a résonné en moi, c’était le chemin que j’avais parcouru… Mes premières tentatives restèrent infructueuses, j’avais trop de tics, trop d’habitudes, trop de références avec les pinceaux et la peinture à l’huile, si je voulais continuer à peindre, il me fallait changer tout ! 

J’ai donc troqué mes pinceaux pour des couteaux, la peinture à l’huile pour la peinture acrylique, les glacis pour l’épaisseur et enfin… le figuratif pour l’abstrait, ou l’impressionnisme abstrait. La verticalité et les harmonies colorées se sont présentées à moi comme une évidence. Mes premières toiles de cette périodes étaient divisées en plusieurs rectangles de taille inégales faisant se jouxter des mini toiles de formats différents sur un même tableau. Je peignais déjà et presque à mon insu, des silhouettes sans trop savoir si elles représentaient des humains, des morceaux de bois ou d’autres matières mais malgré moi les verticales étaient toujours présentes. 

J’ai voulu ensuite donner un peu de rondeur à la rigidité de certaine toiles. Le rond, la sphère, me semblaient incompatibles avec l’élégance que je recherchais. J’ai donc eu l’idée de projeter de la peinture légèrement diluée et de faire des circonvolutions sur certaines toiles qui me semblaient trop rigides, ces filets de peinture m’ont fait penser à de la calligraphie, qui est un art à part entière, j’ai juste attribué à ces dernières touches le nom de « Kaligrafik » pour que bien sûr ce ne soit pas apparenté à l’art en question, mais que cela y fasse penser. Ces effets ne sont présents que sur les toiles où les verticales étaient trop marquées à mon goût et où leur lecture manquait de souplesse, ils ne sont donc peint qu’à la fin. 

Avec le temps les silhouettes se sont affinées, elles sont peintes en une seule fois, juste un coup de couteau, comme une fulgurance, pas de retouche. Elles apportent beaucoup à mes toiles : la présence de l’humain dans les harmonies colorées créées en arrière plan, l’élégance que je souhaite leur donner, et par leur différence de taille, elles renforcent la perspective et la profondeur de la toile. Certaines sont éclairées (arrivée de lumière à droite ou à gauche) d’autres sont brutes. A ce stade, je me suis orienté vers des paysages abstraits qui bien souvent ne sont interprétés comme des paysages que grâce à la présence des silhouettes. 

Le désir de découvrir d’autres champs de recherches m’a dirigé vers les kaligrafiks occupant l’espace (et non plus comme complément ou touches finales). Je surligne une arrivée de lumière en colorant par exemple tous les endroits qui seraient éclairés par une lumière venant de gauche ou de droite. Sur certaines toiles, j’ai choisi de peindre l’intérieur des boucles avec des couleurs vives faisant penser au street art qui donnent l’oeuvre un côté résolument moderne. 

J’ai également par la suite introduit le sable dans certaines compositions. Je le mélange à de la colle vinylique ainsi que de la peinture acrylique ce qui donne un effet rugueux à certaines parties de la toile, voire, toute la toile lorsqu’il y en a partout. 

Le titre de chaque tableau est choisi de manière méticuleuse, c'est un marqueur important qui fait partie intégrante de la toile. Parfois il apparait en cours de travail, parfois à la fin, je n’y pense jamais avant car il risquerait forcément de contrarier les fulgurances et la spontanéité qui me permettent de peindre comme je peins aujourd’hui. 

Nous sommes en 2020 et me voilà donc avec 820 toiles à mon actif depuis 2013. En changeant complètement de style cette année là je pensais que mon expérience picturale ne me servirait à rien puisque venant d’un univers tellement éloigné. Avec le recul, je sais que mes toiles ont des arrivées de lumières, une composition, une occupation de l’espace qui me vient justement de cet apprentissage rigoureux. Chaque étape a apporté un mot nouveau et enrichi mon vocabulaire, chaque toile est comme une phrase, tantôt je ne me sers que d’un seul et même mot, tantôt je les mixte, et dans mes phrases les plus longues, je mets tous les mots que je connais, je sais que chaque phrase est destinée à un auditeur différent, et que chaque auditeur a des gouts différents… le désir de plaire certainement... 

 

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