Where is my mind ?

Artiste
Julian P
Where is my mind ? (2019) Technique mixte sur papier
  • Dimensions : 80 x 60 x 2 cm
  • Encadrement : Non
  • Garantie :
    Certificat d'authenticité délivré par l'artiste
Vendue et livrée par
Julian P
1 000,00 €
Livraison : Une à deux semaines Remise en main propre : Chenôve - FRANCE
Infos complémentaires
Epoque Contemporaine (1945-aujourd'hui)
Biographie artiste

Je suis né à Nice en 1974 où j’ai passé la majorité de mon enfance et de mon adolescence.
J’écris depuis l’âge de 14 ans et peins depuis l’âge de 25 ans.

J’ai fait de nombreuses expositions dans les Alpes Maritimes, mais aussi dans le sud-ouest.
J’ai écrit plus de vingt livres, uniquement de la poésie et des essais.
Je vis actuellement en Cote d’Or auprès de ma femme, ma fille, et mes deux beaux fils, plus exactement à Chenove.

Mon nom d’artiste est Julian P, il me rattache à mon arbre généalogique.

Je vous explique ci-dessous la façon avec laquelle je peins ou dessine :

« Je n’ai nul besoin d’inspiration pour peindre dans le moment présent ou si elle est là, c’est qu’elle était en gestation.
Je suis plutôt dans un état de conscience modifié très en vogue en ce moment que l’on nomme méditation de pleine conscience; je dirai plutôt de pleine présence. Mon allié le plus important est la solitude. Toute promiscuité m’empêcherait de peindre. A chaque artiste sa recette.

Créer ne me demande aucun effort, bien que lorsque l’œuvre est terminée, je ressente une très forte baisse d’énergie, due sans doute à la concentration du regard que l’on pose constamment sur la toile ou le papier. Donc je peins spontanément. Comme un rire, c’est pourquoi j’aime dire que créer est une émotion. Et la partager la plus merveilleuse des choses. Créer, c’est mon oxygène. La liberté deuxième allié de choix : il permet de créer. Les couleurs absorbent mes doutes et inquiétudes à la façon d’un buvard. Je suis aussi praticien en Art-thérapie.

Mais je suis surtout un alchimiste avec mes rites, comme par exemple, préparer dans l’ordre toutes les couleurs, allumer une bougie, et j’affectionne particulièrement de travailler la nuit, après avoir dormi un peu. Je me lève, je lis, parfois, j’écris un peu, et ensuite je passe au dessin.
L’acte de créer est compulsif, comme une transe, donc il agit comme une drogue à la différence qu’au lieu de détruire il construit. Je pense que créer est l’un des meilleurs antidotes face aux addictions qui prennent de plus en plus d’ampleur dans nos sociétés. C’est un autre sujet.

Créer est un des remèdes qui mène à la complétude. La douce folie a trouvé sa place. Cette dépendance à l’art est née du désir…Qui est quand même le moteur de l’humain. Désir d’innover, de transformer, d’imaginer, jusqu’au point final : la signature. L’empreinte qui marque. Celle qui clôturera l’acte de créer. Avec les premiers yeux qui regardent : Les miens. A mon âge j’arrive à avoir un regard plus objectif sur mes œuvres et moins suggestif ou égotique.

Peindre est une addiction saine qui libère l’inconscient. Peindre nettoie donc. Les côtés les plus sombres mais aussi les côtés lumineux peuvent jaillir. La verticalité ascendante.
Peindre c’est aussi enfanter. Naissance. Renaissance. Peindre c’est créer un avenir, en pansant le présent, et en dépassant le passé. Le destin a fait de moi un itinérant de l’immanence. Le diapason du cœur et de la raison. Ma vocation s’est mise en route. Peindre doit être un autre de mes sens. Sa cadence et son tempo trompent l’ennui. L’ennui, cet usurpateur d’identité, vêtu de complaisance. Vous savez quoi ? Ma prime adultère fut de le tromper en peignant. L’humour est très important dans ce métier et ne pas se prendre au sérieux également. J’ajouterai que c’est aussi le cas dans la vie, la nôtre, dans notre société.

Du désordre nait un ordre et donne naissance au fruit de la quête ou requête. Du commencement à la fin d’une œuvre, s’ouvrent une infinité de connexions dans notre cerveau. Je donne à la toile un cœur. Puis un corps. Elle s’anime. Vibre. Elle vit. Son altérité doit vous toucher. D’ailleurs en tant qu’observateur de mes propres toiles, mon fantasme serait que l’on m’efface la mémoire un court instant, et que je les vois avec le regard de celui qui ne les a pas peintes. »

Expositions à venir

  • Mars - Aout 2020 : exposition à la Galerie du Quai des Artistes
  • Juin 2020 : exposition avec Maloya (nom d’artiste), ma femme, à la Maison des Associations de Saint-Apollinaire.
  • Octobre 2020 : exposition à Dijon à L’espace Ricard.
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