Portrait

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L’histoire du portrait confine et coïncide en grande partie avec l’histoire de l’imitation, de la mimesis . Il est donc absent des périodes historiques où l’on ne cherche pas à représenter le monde, tandis qu’il s’affirme et triomphe au cours des époques de naturalisme. Il faut également tenir compte du contexte social : durant certaines périodes historiques, le portrait sculpté s’affirme en se limitant à une classe sociale, à un groupe ou à un simple personnage.


Le portrait individuel s’affirma en Grèce, avec Lysippe au IV°sc av JC, à la Cour d’Alexandre le Grand tout d’abord (présence d’un fort culte de la personnalité), puis en s’élargissant aux autres classes sociales éminentes (hommes d’Etat, généraux, poètes, philosophes, orateurs), avec des sculptures destinées à la célébration publique. Malheureusement, les originaux grecs, en bronze et représentés en pied, ne nous sont connus qu’à travers des copies romaines en marbre, réduits à la tête ou au buste, à quelques rares exceptions. Les Romains apprirent des Grecs l’art du portrait, ils l’adoptèrent en dehors de son aspect honorifique, à des fins religieuses privés (culte des ancêtres) et funéraires.


Un regain pour la physionomie individuelle se produisit au XIII°s mais se limite à la statuaire, d’une part sous l’effet de la résurgence du classicisme en Italie méridionale, d’autre part à cause de l’intégration des sculptures du visage des défunts dans l’architecture des monuments funéraires.

Au XVIII°s, l’art du portrait prend une place privilégiée dans l'art européen, il va connaître son âge d’or avec une approche plus psychologique des représentations.  

Enfin, de l’après guerre à nos jours, avec l’abandon généralisé de l’art figuratif, les artistes expérimentent de plus en plus l’abstraction au détriment de la sculpture de portrait.

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